De-ci de-là

Long silence selon les normes blogueuses, je reviens avec un billet éclectique.

Avant tout, un truc qui me réjouit: JE VAIS VOIR LES STONES A HYDE PARK! En juillet. Certes, ils sont vieux. Certes, ce sera sûrement moins bien que cela aurait pu l’être il y a quarante ans. Mais y a quarante ans, ma pauvre dame, je n’étais pas née.

 Je crois que je vais craquer, aussi, pour Blur aux Eurocks, si je trouve quelqu’un que cela tente. Puis le classique Rock en Seine.

Et, ce sera très premier degré, mais je suis même capable de porter à cette occasion mon t-shirt irrésistible Mick says Angie.Image

Ensuite,ici, un article qui m’a donné envie d’acheter le livre de Stéphane Rose, « Misère-sexuelle.com ». Deux pages dans Libé, pour faire partager son expérience des sites de rencontre, et son analyse sur le phénomène et ses écueils.

Enfin, le mea culpa de la semaine, la critique du film sans l’avoir vu. Oui, je fais cela. Parfois, la bande-annonce d’un film, la promo, et mes préjugés suffisent à me faire considérer que je n’aime pas un film, sans l’avoir vu. C’est mal, je sais.

Prenez l’Ecume des Jours, de Gondry. J’aime Boris Vian. J’aime L’Ecume des Jours, je traîne depuis vingt ans une vieille édition 10/18 de cette oeuvre, qui appartenait à mon père. C’est certainement l’un des livres que j’ai le plus souvent relus .

Et alors, du coup, je ne sais pas… L’Écume au cinéma? Adapter tout ce surréalisme et cet imaginaire sur un écran dramatiquement plat? Même si j’arrive à oublier le fait que Gondry ne fera forcement pas ce que j’ai en tête quand je lis Vian, j’ai du mal à être enthousiaste. Les bandes annonces et extraits diffusés, le discours de promo, me laissent penser que l’on cherche à me faire admirer l’effort d’adaptation, le fait que les détails de l’univers y sont. Le nuage, la souris, le pianocktail qui me parle sur Deezer …  Devant la pub Deezer, j’ai failli vomir.

Parce que ce bouquin, c’est effectivement l’univers imaginé par Vian, mais cet univers n ‘est là qu’au service de l’histoire d’amour de Colin et Chloé. S’extasier sur « l’imagination » de Vian, sur ses inventions fantaisistes, c’est à mon sens ne pas avoir compris le livre. Ce bouquin, ce sont les mots, le style de Vian, cette poésie, certes un peu ado, qu’il me semble difficile d’adapter au ciné.

Pour finir, un petit mot plus personnel sur ces quinze derniers jours quelque peu agités. Un revival amoureux foireux, par un adepte typique du non-engagement. De dures journées de travail, et quelques nocturnes. Et le traumatisme du mois, le drame affreux: je perds mes cheveux.

Et là, tu te rends compte de ta futilité. Tu réalises qu’il y a pire que tes kilos en trop.

Il y a ce moment où tu réalises que tu ramasses des paquets de cheveux, au fond de ta douche. Systématiquement.

Il y a le moment où tu passes ta main dans tes cheveux et où tu réalises que la masse de ta chevelure a sérieusement diminué. Le moment où tu ne fais plus trois mais quatre tours d’élastique pour attacher ta queue de cheval.

Disons le tout net, la confrontation avec la réalité a été assez violente.

Celle avec le corps médical l’a été plus encore.

Parce qu’au début, personne n’a voulu me prendre au sérieux. Le médecin généraliste a commencé par me dire que c’était la saison, avant d’admettre que la perte était nette, et qu’il fallait espérer que cela s’arrête. Devant ma prise de sang, il m’a asséné un joyeux « ah mais c’est bizarre, votre cholestérol est parfait, c’est étonnant vu votre poids ».

Ben tiens. Toi la grosse, tu pourrais avoir le bon goût d’entrer dans la case, de ne pas faire de sport, d’avoir un taux de cholestérol élevé, et si possible, un peu de diabète, ce serait fort urbain. Ah non, sinon, le problème pour lequel tu viens, je n’y peux rien, fais un effort, essaie d’avoir des trucs en lien avec ton poids.

Quinze jours après, j’en souris, mais sur le moment, j’ai fini en larmes devant la pharmacienne, qui m’a du coup vendu la moitié de son stock de produits capillaires.

Finalement, j’ai rencontré une dermatologue en qui j’aurais tendance à avoir confiance. Déjà, parce qu’elle m’a écoutée, et prise au sérieux. Ensuite, parce qu’elle a su m’expliquer, que cette chute était due à un arrêt puis un changement de pilule. Que ces variations hormonales étaient accentuées par la perte de poids, et le stress professionnel. Et que donc, je faisais comme les femmes enceintes, qui perdent leurs cheveux parfois après l’accouchement.

Du coup…je fais scrupuleusement ce qu’elle m’a conseillé, je prends toutes mes vitamines, j’applique mon produit qui pue, et je tente de ne pas compter les cheveux qui restent sur ma brosse.

Moi qui pensais m’être (presque) libérée de l’obsession du poids, je me retrouve avec une seconde obsession. Je dois être légèrement obsessionnelle de nature, en fait!

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2 réflexions sur “De-ci de-là

  1. Vive la dermatologue ! Ne serait ce que pour l’écoute…. Pour le film, j’ai quand même envie de le voir, au risque d’être très déçue… Et je vais de ce pas lire l’article en lien (misère-sexuelle…)

  2. hello marie !
    je cherche depuis un moment une adresse mail pour te contacter, mais je ne trouve pas… j’espère que tu verras ce commentaire !
    je me suis souvenue de cet article dans lequel tu parlais de ta perte de cheveux, et j’aurais voulu te demander quelque chose à ce sujet.
    tu peux m’écire à leblogdekarine (at) free.fr
    merci de m’avoir ajoutée à ta blogroll, au fait ! 🙂

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