Faim, dis donc.

Un petit billet matinal, pour cause de réveil trop précoce, à 5 heures du matin.

Je rentre d’un week-end chez ma mère, où j’ai eu l’impression qu’une entreprise de gavage était à l’oeuvre. J’ai mangé plus en deux jours, je pense, que pendant une semaine seule à Paris.

Par conséquent, du fait de cette impression d’avoir trop mangé, mauvais réflexe, hier soir, de retour à Paris: à peine posé mon sac dans ma chambre, je me suis retrouvée les pieds sur la balance pour vérifier que les neuf kilos disparus n’avaient pas réapparus.

Je me donnerais des baffes parfois!

Ce matin, réveil mal à l’aise, sans vraiment identifier pourquoi. Un moment à me retourner, à tenter de trouver le sommeil. Crampes à l’estomac, nausées. En fait, j’ai faim. 

J’ai faim alors que j’ai passé le week end à manger?

Je crois que c’est dû au fait que j’ai pris l’habitude de rentrer du taff vers 21h au plus tôt, et de grignoter un truc entre 22h et minuit. Or hier soir, pour cause de train à 20h, j’ai dîné, sur les instances maternelles, vers 19h,sans avoir vraiment faim d’ailleurs. Du coup, toute décalée, j’ai faim très tôt, trop tôt.

Et c’est l’occasion de me confirmer qu’au-delà de l’amaigrissement, ce qui me plaît, dans les consultations auprès du docteur Z, c’est la démarche intellectuelle que cela induit. On ne me donne pas d’ordre, pas de directive, on ne me demande pas bêtement d’appliquer des règles nutritionnelles que l’on reniera dans six mois. On m’incite seulement à analyser mes comportements, mes sensations, et à ajuster mes réactions en conséquence. C’est quand même vachement plus intéressant. 

Ce qui est difficile, cependant, c’est d’expliquer la démarche à certains. De subir les regards des filles au boulot qui bouffent leur blanc de poulet sans légumes, et condamnent ma petite salade et mon éclair au café. Les remarques: « ah ben, oui, ça fait régime mais ça mange une pâtisserie ». Tenter d’expliquer que c’est plus complexe que cela, que ce n’est pas un régime. Casser la conviction que ce n’est qu’une question de volonté, qu’il n’y a pas de mauvais aliments, etc etc

Et surtout, dépasser le fait que, même si je suis convaincue, j’ai toujours au fond de moi une petite voix qui s’étonne que l’on ne me rétorque pas que je suis grosse et donc mal placée pour exposer mes opinions nutritionnelles à des filles qui, elles, parviennent à être minces. Je sais très bien que c’est le genre de contre-argument qu’à leur place, je soulèverais. Mais je crois que je peux être un peu violente,et sans limite, moi, pour défendre une idée ^^

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3 réflexions sur “Faim, dis donc.

  1. Je suis convaincue depuis longtemps par Z et pourtant, je crois que je n’ai pas vraiment éprouvé pour l’instant la FAIM… Peut-être une fois après une marche intensive mais je ne suis même pas sûre…

      • J’ai commencé à perdre avec Z simplement en tenant le premier carnet alimentaire (je mange Quand ?, Quoi ?, avec Qui ?,je ressens quoi ?). Ensuite les exercices (retarder le petit déj.) je ne les ai jamais faits ne voulant pas les faire seule, sans aucun suivi. J’ai perdu ensuite avec la chrononutrition (très transformée, adaptée à mon idée) et j’essaye maintenant de ne plus trop bouger (je parle de mon poids) en étant à l’écoute de mes sensations. Je pars marcher « au long cours » très bientôt, je vais là aussi être à l’écoute de mes sensations…

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